•  Au printemps ce petit insecte de 4 mm pond ses œufs dans le tissu des rameaux tendre des Rosiers ou de l'Eglantier sauvage (Rosae canina). Un liquide est également injecté et la plante se défend en générant une boule ou galle chevelue (appelée Bédégar ou Barbe de St-Pierre)  qui va contenir les larves dans des alvéoles. Il est rare de trouver des mâles parmi les adultes et la femelle se reproduit de façon Parthénogénétique (multiplication à partir d'un gamète ou œuf femelle non fécondé).

    Au début cela ressemble à une fleur                                                                                      puis la galle est de plus en plus élaborée


    Pour obtenir des images des imagos ci-dessous j'ai introduit des bédégars dans des bocaux. La sortie à eu lieu dans les deux semaines.
    Cliquez sur les vignettes pour

    Coupée le bédégar révèle les alvéoles
    avec leurs larves du Cynips des rosiers 
    Voici des adultes 4mm   Ce sont des femelles 

    Ces larves peuvent êtres à leur tour parasitées par d'autres hyménoptères. Par exemple par un ichneumon ou le plus souvent par l'hyménoptère Chalcidien Torymide (Torymus bedeguaris) de 4-5 mm. Ces deux spécimens sont donc sortis du bédégar en lieu et place de ceux du dessus.

    Une femelle adulte Un mâle adulte



     

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  •  Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae

    Dans beaucoup de régions d'Europe le frelon est en voie de disparition. La première raison est qu'il est exterminé suite à de fausses idées semées à tout vent. C'est sûr qu'il effraye par sa grandeur et son bourdonnement mais son comportement n'est pas plus ni moins agressif que la guêpe ou l'abeille. Pour ne pas déranger la colonie il suffit de respecter son espace vital de 2-3 mètres. Le venin du frelon est en moyenne 10 fois plus faible que celui d'une abeille. Il n'attaque que pour défendre son bien et la reine. S'il pique il n'injectera qu'une petite partie de son venin puisqu'il conserve l'essentiel pour la chasse.Je me suis approché de ce nid à 50 cm en adoptant une attitude sans brusquerie. Pour rentrer de chasse il passaient à côté de mes oreilles sans aucune forme d'agressivité. Soyons donc plus indulgent envers cette espèce qui peut être considérée comme utile. Une colonie capture de grandes quantités d'insectes par jours (jusqu'à 500 gr).
                                                  A voir la destruction de ce nid

     

    Le nid à gauche dans le creux d'un poirrier fait plus de 1 mètres de haut. C'est une structure construite au moyen de fibre végétale ou bois mélangé à de la salive. le
    résultat en est une sorte de "papier mâcher". On ne voit évidemment que les couches
    de protection, les alvéoles contenant les larves sont bien protégées et ventilées.
     Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae  Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae  Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae

     

    Avec ses yeux à fines facettes en forme de reins le frelon a une vue panoramique. Sur le front trois ocelles (œil simple pour capter les luminosités) complètent sa vision. Comme chasseur il peut être comparé aux grandes libellules.
     Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae  Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae  Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae

     

    A la mi-mars, photo de gauche, à la recherche de carabes j'ai découvert une reine dans un tronc. Pas encore émergée de l'hibernation elle attendait des jours plus chauds. Fécondée durant l'automne elle se hâtera, dès sa sortie, de collecter des matériaux pour construire les premiers rayons d'alvéoles ~40. Dès l'éclosion les ouvrières se chargent d'agrandir le nid. A droite on distingue la boule de "papier mâché" qui sera appliqué.
     Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae  Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae  Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae

     

    Les proies du frelon sont multiples. A gauche une araignée Argiope au milieu un diptère Sicus. A droite il a raté une attaque mais il arrivera à se dépêtrer. Ces captures seront démembrées et coupées en morceaux pour servir de nourriture aux larves. Les frelons ne font pas de réserves de pollen ou de nectar.
     Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae  Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae  Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae

     

    Les ouvrières ont besoin de sucre et de nectar pour les fonctions du vol. Cette poire est une aubaine. Les fruits en décomposition sont convoités par beaucoup d'insectes ou autres hyménoptères. Ici des fourmis livrent bataille pour s'octroyer le butin. Le frelon en a tué quelques unes mais les attaques incessantes sur les pattes ou les antennes auront le résultat escompté. Le frelon finira par fuir.
     Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae  Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae  Le frelon européen (Vespa crabro) Hyménoptère - Vespidae

     

     

     

     

     

     

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    Cette abeille solitaire que je nomme Andrène sp. (possible Andrena flavipes ?) s'est mis dans la tête de butiner du pollen rose. Jaune et orange sont des couleurs plus communes. Il apparait que la Knautie des champs ou Scabieuse des champs (les images) produit du pollen de couleur rose.
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  • Les plus grands spécimens atteignent 18 mm. Cet ichneumon est un endoparasitoïde, la femelle pond ses œufs à l'intérieur de l'hôte choisi. Il s'agit en particulier de la chenille des papillon de nuit Noctua pronuba ou Xestia c-nigrum. D'autres espèces peuvent êtres  concernées.

    Cette femelle a été photographiée le 03 mars 2014. Elle est encore dans son sommeil hivernal sous une écorce de cônifère


    La femelle est reconnaissable à la tache jaune au bout de l'abdomen et aux anneaux de couleur claire sur les antennes.
    Elle est en chasse d'une chenille.
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    Le mâle n'a pas de tache au bout de l'abdomen et a les antennes entièrement noires.
     
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  • Il existe 40 espèces du genre Osmia.

    Pourquoi abeille solitaire ? elles n'ont tout simplement pas de vie sociale, aucune communication, entraide ou hiérarchie. Chaque femelle se débrouille avec son propre endroit pour pondre. Les Osmies creusent ou emploient des cavités existantes, mais chaque abri adequa  leur convient. Cet article est consacré à l'Osmie rousse qui est très répandue dans les zones urbaines. En tant que grande pollinisatrice elle est élevée en Suisse pour polliniser les arbres à abricots, pêches, cerises, prunes.


    Les Osmies sont visibles des mois de mars à octobre. Elles se nourrissent exclusivement de nectar et de pollen. La nidification débute en mars. L'année passée en avril 2014 j'ai bricolé un nichoir constitué de deux bûches de bois assemblées et percées de galeries borgnes d'un diamètre ~10mm. Puis j'ai fendu les bûches pour dégager une partie des galeries, ainsi à travers une plaque de plexiglas je pourrai observer l'intérieur. J'ai alors suspendu mi-avril le tout au mur sur notre terrasse


    Le 23 avril 2014 les premières abeilles venaient visiter l'hôtel. Je remarque alors que le diamètre des galeries est un peu trop grand. A prendre en compte pour la prochaine construction.






     
     
     

    Curieux de nature j'ai soulevé le papier de couverture et oh ! surprise l'osmie avait déjà bien travaillé. A gauche les premières alvéoles avec chacune un "pain d'abeille" comprenant du nectar et du pollen mélangé. Le premier œuf collé au pain et l'osmie qui repart. A droite 24 heures plus tard deux ou troix œufs et fermeture des trois cellules. Le ciment est de la terre et de la salive.

                           Le 4 mai 2014 la galerie est presque pleine                         Le 25 mai 2014 la galerie est fermée et les premières larves sont nées
             
    Le 3 juin 2014 les larves grignottent leur pain Le 23 août 2014 la nymphose s'est effectuée en deux  cocons.
    La troisième chambre a été parasitée, mais par quel insecte ?

    Le 8 décembre 2014 la situation a évoluée pour les parasites qui ont complètement dévoré le pain d'abeille. Peut-être des larves de chryside (une petite guêpe coucou). L'avant dernier cocon a beaucoup de chance d'être pillé.

    L'hiver a passé et je reprends mes observations. Nous sommes le 20 mars 2015. Il semble effectivement que les larves se sont gavées de nymphes et de pollen. Je crois remarquer un cocon de couleur brune dans la troisième chambre depuis la droite (?)

     

    Suite à ces constatations je me suis décidé à prélever un cocon de l'osmie. A l'extérieur sur une table au soleil j'incise délicatement l'enveloppe. L'air ambiant bien tempéré a réveillé le bébé qui sans attendre et sans plus d'aide de ma part s'est mis à s'extirper du cocon. Une fois complètement libéré la nouvelle osmie a essayé ses ailes et au bout de 5 minutes s'est envolée. Son vol a été court et elle s'est posée contre le mur de la maison. La dernière image vous montre un magnifique adulte prêt à conquérir le monde extérieur.
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